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Maison Ligier Richier

📍 Saint-Mihiel, Meuse · 7 Rue haute des Fosses, 55300 Saint-Mihiel
À propos
<span class="lang-fallback" title="Information nur auf Französisch verfügbar">La Maison Ligier Richier, située 7 rue Haute des Fosses à Saint-Mihiel est considérée comme celle acquise par le sculpteur sammiellois Ligier Richier en 1535. Il y vivra jusqu&#039;en 1564, date de son départ à Genève*.
Lors des travaux de restauration entamés en 2012, la découverte de passages de portes murés avec la maison mitoyenne (n°5 rue Haute des Fosses) tend à établir que l’actuelle maison dite Ligier Richier était vraisemblablement la « belle pièce » d’une demeure plus vaste à l’époque de la Renaissance.
Vers 1750 l&#039;abbé Dom Calmet en séjour à Saint-Mihiel rapporte qu&#039;à l&#039;intérieur s’y trouvait une magnifique cheminée, le grand manteau de celle-ci (classée M.H) est maintenant visible à la mairie de Han sur Meuse.
Aujourd&#039;hui subsiste le plafond (env. 50 m²) constitué de poutres massives et solives trilobées en chêne, de caissons à pendentifs et d&#039;entretoises en terre cuite réalisés à partir de moules.
Le décor à fleurons des caissons est inspiré de l&#039;Antiquité romaine : un rapprochement stylistique peut être fait avec les motifs de décoration de la cuirasse du centurion et du tombeau du Sépulcre (Eglise Saint Etienne à Saint-Mihiel).
Ce plafond en terre cuite du début XVIe siècle est le seul exemple recensé à ce jour en Europe. Il est attribué à Ligier Richier bien qu&#039;il n&#039;y ait aucune preuve formelle. C&#039;est un des rares témoignages de la décoration d&#039;une belle demeure civile de la Renaissance, les témoignages parvenus jusqu&#039;à nous étant essentiellement ceux des bâtiments nobles ou ecclésiaux.
Le plafond a subi l&#039;épreuve d&#039;un démontage en 1918, d&#039;un transfert à Metz puis au Louvre, et d&#039;un remontage en 1921, date de son classement Monuments Historiques.
Les différents traitements qui lui ont été infligés depuis l’époque de la Renaissance (badigeons, peintures), l’encrassement important dû à l’utilisation des cheminées et des poêles à charbon, le constat de nombreux éléments fissurés voire manquants, nécessiteraient aujourd’hui une restauration approfondie.

De ce lieu unique Catherine Sidrot, l’actuelle propriétaire, &quot;souhaite faire un espace de travail et d&#039;exposition orienté vers la photographie.&quot; Visites possibles en dehors des Journées du Patrimoine.

*Références - Charles Souhaut 1883 – Paul Denis 1911 - Michel Dumont 1990 et depuis l’ensemble des parutions relatives à Ligier Richier <span class="lang-badge">🇫🇷</span></span>

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